Les Îles-de-la-Madeleine. Le Golfe du Saint-Laurent. La beauté des Îles. Peuvent-elles être une prison? Une souffrance? Les deux soeurs au coeur de ce récit, Elisabeth et Claire, en savent quelque chose. Déchirée par un drame qui a marqué leur famille, préoccupées par leur frère Julien, elles tentent de démystifier ce qui, dans leur travail de deuil, leurs appartient. Et ces Îles encore, et cette mer, est-ce que le deuil leur appartient un peu?
Il s'agit donc d'un roman sur le deuil et sur la résilience, mais aussi d'un roman sur l'insularité, sur l'isolement que peut représenter ce qui, de l'extérieur, apparaît pourtant comme un coin de paradis.
Ce petit bouquin est très bien écrit. Mylène Durand maîtrise l'image poétique et la métaphore, ça ne fait aucun doute. Pourtant, je suis restée en surface (sans jeu de mot avec toute cette eau qui peuple les pages). Je n'ai pas réussi à entrer au coeur du récit, en contact avec la douleur des personnages. Et pourtant je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui serait pour moi 'le problème'. Comme si j'y voyais surtout un exercice de style sur les Îles, chacune des particularités du paysage devenant vecteur (ou prétexte?) pour une réflexion sur la perte ou sur la mort. Est-ce que le fait de lire ce livre sur le bateau qui me ramenait des Îles-de-la-Madeleine a modifié ma lecture? Je ne sais pas.
Chose certaine: je relirai Mylène Durand. Parce qu'il y avait là, tout de même, un souffle et un ton. Une voix, comme on dit souvent, même si la rencontre n'a pas été 100% concluante de mon côté.
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