Par Caroline
Il y a énormément de silence dans cette famille, des non-dits. Claire se libère en écrivant à Élisabeth. Cette dernière le lui répond pas, mais écrit des mots, des phrases. « Je barbouille, je marque tous les papiers que je trouve. Je note des impressions. Des souvenirs. » Quant à Julien, il refuse de parler, gardant tout à l’intérieur. « Que dire de celui qui ne parle jamais, de celui qui n’utilise, pour exprimer sa peine, que les harpons et les filets ? (…) Il voudrait être plus fort que le vent… mais tu sais. C’est impossible. » On sent cette douleur qui fait partie d’eux ; les deux sœurs se posent des questions, doutent, ont peur.
L’auteur alterne les lettres de Claire, le récit d’Élisabeth et ces textes en italique qui nous parlent de la mer, des îles, de cette famille. C’est un roman plein de poésie et de tristesse. De fragilité. On retrouve toute la beauté et la cruauté de la mer ; elle est omniprésente, on imagine ses vagues, le flux, le reflux, on sent le vent. C’est un très beau roman, très touchant, très émouvant. Une jolie découverte made in Québec !
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